Samedi 7 mars 2009
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Curriculum 23
D’ici on voit le fleuve.
On voit la ville,
et le mélange des arbres qui
balancent.
On voit le fleuve large
qui s’en va.
On voit très loin, la ville,
et le fleuve et les arbres, sur les rives.
Mais que dire du fleuve ?
Du fleuve qui coule et m’emporte
hors des murs de la ville.
Que dire de ces arbres qui m’enroulent,
de ces pierres qui me retiennent,
de ces ponts, ces berges, ces quais,
ces rues, cette vie, cette mort au loin.
Au loin comme ce fleuve que je vois
d’ici, de la ville.
Comme ce fleuve qui prend sa source
en moi.
D’ici on voit le fleuve qui s’en va,
plus calme que calme,
plus docile que docile.
On voit le fleuve qui emporte tout,
jusqu’à ce jour qui se perd.
On voit le fleuve, comme si on
voyait en soi, comme si aucun
bateau ne remontait le courant.
On voit le fleuve qui se perd.
Le descendrai-je un jour ?
Un jour irai-je jusqu’où il va ?
Kakashiwe, 12 .07.1972
Par l'amateur
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Jeudi 15 janvier 2009
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17:06
hobewe
Plus loin 6
Qu’est-ce qu’il y a de beau, et l’eau, et l’arbre, et l’ombre,
et la terre au bord de l’eau, et l’arbre dans ses racines,
et la lumière dans l’ombre.
Le ciel que j’attrape avec mes mains,
et le poisson dans l’eau, et la fleur rouge qui s’ouvre,
suivez mon regard, suivez mes pas.
Milles pépites d’or sommeillent
sous l’aile des oiseaux.
Est-ce le vent ?
ou celui qui plonge et se laisse aller ailes ouvertes ?
Je ne connais rien que cela, où, je m’en vais par là, plus loin.
Il appartient à sa famille,
celle des eaux,
comme l’arbre, ou l’homme, ou l’insecte,
et je suis ici m’en allant en leur compagnie.
Là, c’est le feu, l’autre raconte, il pleut dehors,
et l’on écoute.
C’est étonnant ce qu’il raconte.
Je suis le fils d’un tel et celui-ci disait,
et il raconte, et il raconte.
La légende de la légende, et l’arbre de l’arbre,
fils de l’arbre.
Hum hum ! Hum hum ! Quelle chanson !
Il y avait, c’était avant, tout au début,
et chacun en pris soin,
et son père me le donna, et le voici.
L’enfant s’endort.
Puis rien, le vent dans les branches et les feuilles.
Je te donne une parcelle de moi, tu seras moi,
tu seras toi m’appartenant un peu,
puis, puis, puis arrive l’ombre, revient le jour,
trois flèches et l’arc.
Je vais, prends ta hotte, il faut
il faut que nos enfants mangent comme les enfants des poissons.
Que je sois beau pour tuer l’oiseau si beau.
Et puis, et puis, et puis.
Je lui apprendrai à marcher ici,
et je rirai et il rira et un jour deviendra un homme,
va, c’est le jour, c’est notre tour, les esprit s’en sont allés.
Va chercher les fruits,
mes flèches sont bonnes.
Herita Ke u 1971
Par l'amateur
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Mardi 13 janvier 2009
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Par l'amateur
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Mardi 30 décembre 2008
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Curriculum 4
Aux dormeurs de soleil,
aux veilleurs de lune.
À tous ceux que la mesure du temps incommode,
j’ai pris celui d’écrire dans un reste de jour,
d’écrire la couleur, l’ombre, la lumière.
Ce n’est pas au premier soleil qu’il faut s’arrêter;
mais à la structure des villes.
Quel jour se lèvera qui aura
la dimension d’un jour ?
Les animaux à la gorge tranchée marchent
vers les étoiles.
Le veilleur de lune dit
que le temps n’est rien.
Le dormeur parle tout haut.
les autres ne s’inquiètent plus de la mémoire de l’œil.
Il faut écarter les paupières
et voir le sang vivre
avec le soleil au bord des larmes.
Je suis parti d’un coquillage ;
eux ils ont fait la lune.
La désintégration des atomes n’exclut pas le bonheur.
L’enfant compte sur ses doigts,
deux et un, trois.
Le bonheur;
c’est la couleur de la craie,
c’est l’encre sur les doigts.
1965
Par l'amateur
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Dimanche 14 décembre 2008
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14
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/2008
10:23
Tout près 1
Cachous de Cracovie,
ou zan de Zanzibar.
Mon père vendait aussi
des rubans de guimauve.
Il allait à cheval
à la pêche aux étoiles,
marchait dans le désert,
en tenant son chapeau.
On l’appelait
Mister,
ou bien Monsieur,
tout court.
Tout près, il était grand,
loin, il était petit.
Je l’avais dans ma poche
ou j’étais
dans la sienne.
Nous faisions l’inventaire
de la vie sur la terre.
Ruban de Tasmanie,
boîtes de nénuphar.
Mon père m’a donné
ce miroir
à deux faces.
1966
Par l'amateur
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